Idée reçue – Peau d’orange & capitons…

Le mot cellulite, est indissociable de la mode. Il apparaît à la fin des années 20,
alors que les vêtements se portent plus courts
et que la pratique du sport commence à se généraliser.
Les formes féminines deviennent plus visibles, les vedettes de l’époque
(Louise Brooks, Alice White, Mistinguette…), sont les ambassadrices
d’une nouvelle silhouette longiligne.

La cellulite est alors vécue comme une intoxication du corps, c’est aussi durant cette période que s’installe un nouveau stéréotype de minceur dans une société devenue majoritairement lypophobe, il perdure, à des degrés variés, jusqu’à aujourd’hui…

Il faut avoir conscience que ce diktat de la minceur entraîne un cortège de vexations, de mal-êtres, de culpabilités… Il est ainsi primordial de dédramatiser et de prôner, haut et fort, l’acceptation de soi, et cela, d’autant plus, que la cellulite concerne la quasi-totalité des femmes (90 %), et que celle-ci ne sont pas toutes en surpoids. Enfin, la formation de cellulite est essentiellement d’origine hormonale. Les principaux responsables sont bien plus les œstrogènes, qu’une gourmandise immodérée.

LA CELLULITE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

On appelle cellulite l’amas de graisse visible à la surface de la peau. Sa répartition est augmentée au niveau de l’hypoderme des cuisses, des fesses et des hanches, la peau y a un aspect capitonné.

En cause, le déséquilibre entre stockage et consommation des graisses ainsi que la compression des vaisseaux sanguins est à l’origine des développements inesthétiques de la « peau d’orange » :

• Les adipocytes, qui stockent un mélange de graisse, de toxines et d’eau l’éliminent peu. Ils finissent par gonfler en atteignant jusqu’à 60 fois leur taille initiale et en pesant sur les tissus, ils provoquent l’aspect alvéolé de la peau.
• À ce phénomène, vient s’ajouter une mauvaise circulation de la lymphe (qui, comprimée par les adipocytes, ne peut plus assurer ses fonctions d’élimination des déchets de l’organisme) entraînant ainsi un stockage de toxines et d’eau sous la peau.

L’âge est aussi un facteur à prendre en compte : le relâchement des cellules graisseuses, comme toutes celles de notre organisme, fait apparaître la cellulite. L’élasticité de nos cellules permet le bon maintien cutané, mais en vieillissant elles perdent de leur élasticité et la cellulite apparaît.

3 TYPES DE CELLULITES : Comment bien les identifier ?

La cellulite se décline en trois types distincts dont les manifestations vont différer :

• La cellulite aqueuse : elle découle souvent d’une mauvaise circulation sanguine et d’un drainage lymphatique insuffisant.

• La cellulite adipeuse : elle résulte d’un mécanisme inflammatoire qui touche les cellules graisseuses. En s’enflammant, les adipocytes vont désorganiser les fibres de collagène, créant l’aspect « peau d’orange » ou encore les capitons. C’est la forme de cellulite la plus superficielle.

• La cellulite fibreuse : elle se caractérise par le durcissement des fibres de collagène (fibrose) qui vont emprisonner les adipocytes. Ce type de cellulite est dur à la palpation et souvent douloureux.